FRAGMENT DE TEXTE
(texte inachevé)
L’endroit était rougeoyant, sombre et humide. Organique. Mais sous ce verni familier ce cachait une antre piégée, une cage faite pour le retenir prisonnier. Cherchant une échappatoire, à reprendre le contrôle de ce lieu qui fut autrefois son domaine, il grondait comme un fauve. Son impatience grandissait, ses griffes lacérèrent les murs de chair qui formaient sa prison. Ses hurlements terribles résonnèrent en écho, faisant pulser ce monde comme un cœur éprouvé. Ces pulsations cardiaques le firent vaciller, les vibrations attaquant son essence même.
Dans son corps bouillonnait la rage et dans sa tête les questions. Dépossédé de ses âmes, privé de son fabuleux pouvoir, il refusait pourtant d’admettre son impuissance. Quel était cet endroit ? Qui avait pu enfermer le Cauchemar ? Personne n’était là pour le craindre, personne n’était là pour lui fournir une subsistance. Il était seul dans ce néant improbable à peine déguisé. Seul et oublié de tous. Il le sentait.
Bien qu’il ne puisse l’accepter, malgré sa fureur nourrie de haine et de dégoût, la sensation d’abandon fut plus forte que tout. Être banni, exclu de son propre état d’existence, de son propre monde, était un sentiment de solitude et d’oppression si profonde que n’importe quel châtiment était préférable à celui-ci. Le Cauchemar refusait l’exil et après avoir évacué sa rage, il prit son mal en patience et entreprit d’explorer plus en avant sa prison organique. Pour combler le vide qui le rongeait depuis le plus profond de son être, il se serait arraché le cœur…
Personne ne l’avait jamais prit par surprise jusqu’ici. Du moins jamais ainsi, comme on s’amuse à faire peur à un enfant. La voix le fit sursauter puis se retourner.
– Freddy…
On avait prononcé son nom, on lui avait rendu son identité. Le Cauchemar voulu se réjouir mais se figea sur place en découvrant le responsable de sa capture.
C’était une jeune femme, belle et mince, avec de longs cheveux noirs et des yeux étranges. Brillants. Elle avait a peu près sa taille […]
Texte écrit probablement durant l'année scolaire 2007-2008